FABRICATION D’UN COUTEAU
LA FONCTION PREMIERE D’UN COUTEAU EST DE COUPER.

La qualité de coupe dépend de 3 facteurs principaux :

1°/ La qualité de l’acier.
2°/ La qualité du traitement thermique.
3°/ La qualité de l’émouture

 

1 - L’ACIER :
Deux types d’acier pour les lames de couteaux :

A - L’ACIER INOXYDABLE comportant fer, carbone (de 0.40 à 0.80 %) et chrome (environ 14%) - plus divers additifs en petite quantité.

B - L’ACIER AU CARBONE (Acier fin) comportant fer, carbone de (0.60 à 0.80%) plus divers additifs.

Il se présente soit en bandes, soit en profil.

 

2 - LE TRAITEMENT THERMIQUE :

Celui-ci a pour but de donner à la lame une dureté pour une coupe efficace et durable. Il consiste à chauffer la lame (à 1030° pour les lames inox, 830° pour les lames carbone).

Après une stabilisation de quelques minutes, la lame est refroidie brusquement, ce changement de température modifiant la structure interne de l’acier en lui donnant une dureté accrue (58 à 62 HRc= mesure de la dureté).

Cette phase s’appelle LA TREMPE. Mais cette augmentation de la dureté amène une grande fragilité. Aussi, pour diminuer celle-ci, on procède à un REVENU qui consiste à chauffer lentement à nouveau les lames entre 250 et 320° (suivant l’acier) pendant plusieurs heures.

La dureté revient alors à 52/54 HRc : dureté optimale pour une bonne coupe.

 
       

3 - L’EMOUTURE

En terme commun, l’opération d’EMOUTURE est une rectification. Elle a pour but de donner un tranchant idéal à la lame, tant en épaisseur qu’en régularité. Elle s’effectue sur des machines spéciales équipées de meules abrasives.

Cette opération est très minutieuse et doit être réalisée lentement. Ensuite, il est procédé au POLISSAGE de la lame ainsi meulée afin de lui donner un aspect convenable et qui sera amélioré une fois le couteau monté.

   
 
LES DIFFERENTES OPERATIONS DE FABRICATION D’UN COUTEAU

1°/ Découpe de la lame ou forgeage à chaud et découpe.

2°/ Perçage de la partie où sera fixé le manche.

3°/ Dressage de la lame pour une parfaite planeité.

4°/ Traitement thermique.

5°/ Meulage et façonnage du dos (côté opposé au tranchant).

6°/ Emouture.

7°/ Préparations avant assemblage avec le manche.

8°/ Assemblage lame sur manche (qui peut-être en bois, en corne, en plastique ou divers matériaux).

9°/ Vérifications et contrôle après montage des ajustages et fonctionnements).

10°/ Façonnage du manche.

11°/ Polissage du manche et de la lame avec différentes pâtes à polir.

12°/ Frottage, brillantage.

13°/ Lavage des pâtes et produits abrasifs restant sur le couteau.

14°/ Affilage qui donne le fil au tranchant de la lame.

15°/ Marquage de la lame, si celui-ci n’a pas été effectué précédemment.

16°/ Essuyage, toilettage du couteau et ultime contrôle.
De nombreuses “petites” opérations intermédiaires, souvent de courte durée, sont indispensables si l’on veut obtenir un article de bonne QUALITÉ et qui COUPE. Pratiquement toutes les opérations sont éffectuées par la main d’un professionnel qui contrôle à chaque étape la qualité de son opération.

 

A titre d’information :

- L’éplucheur L’ECONOME demande 24 opérations pour sa réalisation (lame et manche).

- Le laguiole ROSSIGNOL 3 pièces (lame, poinçon, tire-bouchon) en demande 105.

Une ou plusieurs opérations supprimées contribuent à la diminution de la qualité de l’article.